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FRANCE – Élections législatives – Le second tour des surprises

La victoire attendue de l’extrême droite n’a pas eu lieu

La gauche arrive en tête, devant les Macronistes, puis le «Rassemblement national »

Dimanche 7 juillet, au second tour des élections législatives – compte tenu des résultats du premier tour – une large victoire de l’extrême droite “Rassemblement national” était attendue, même pour beaucoup, la question essentielle était de savoir s’il obtiendrait ou non la majorité absolue.

Et pourtant…

Les premiers résultats publiés à 20 heures apportant leur lot de surprises ont déçu certains, tandis que d’autres, alarmés par une possible arrivée au pouvoir de l’extrême droite, ont enfin pu souffler.

Ainsi, le « Nouveau Front Populaire » (NFP), rassemblant les partis de gauche, est arrivé en tête. Il est suivi par “l’Ensemble” réuni autour du parti “Renaissance” du président Macron, tandis que le “Rassemblement National” (RN) occupe la troisième place.

Dimanche soir, selon les résultats non officiels, sur 577 sièges à l’Assemblée nationale, le “Nouveau Front populaire” avait remporté 177-198, “Ensemble” 152-158, le “Rassemblement national” et ses alliés 138-145, “Les Républicains” / Divers Droite 63-67, Divers Gauche 14, UDI Divers Centre 7, autres 9-10.

Aussitôt après la publication des premiers résultats, le Premier ministre Gabriel Attal a tenu une conférence de presse pour annoncer qu’il présenterait « demain matin » (le 8 juillet) sa démission au président de la République, tout en se disant prêt à rester à Matignon, “aussi longtemps que le devoir l’exige”, dans le contexte des Jeux Olympiques.

Le taux de participation était estimé à 67,5%, ce qui est l’indice le plus élevé depuis 1997.

Avec ces résultats, la France peut considérer écartée la menace de l’extrême droite (du moins pour l’instant), cependant une situation très complexe se dessine à l’Assemblée nationale dont personne ne sait encore comment elle sera surmontée. Car les trois courants politiques diamétralement opposés détenant chacun environ un tiers du nombre total de sièges, la gouvernance du pays risque d’être très compliquée.

Éditorial