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Freedom House documente les violations des Droits de l’Homme en Artsakh

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh exprime sa profonde gratitude envers l’ONG Freedom House d’avoir publié un rapport exhaustif :
« Violations des Droits de l’Homme et Crimes de Guerre contre les Arméniens du Haut-Karabagh 2020-2024 »,
qui documente en détail les actes de violence et les abus systématiques commis par le gouvernement azerbaïdjanais contre la population arménienne du Haut-Karabagh de 2020 à mai 2024.

Le rapport décrit et documente les faits accablants sur les pratiques du régime de Bakou, visant à éradiquer la présence arménienne en Artsakh. La destruction délibérée des infrastructures vitales, le blocus d’une durée de 10 mois du corridor de Latchine, et les attaques militaires incessantes azerbaïdjanaises illustrent une stratégie de terreur et d’oppression. Le rapport qualifie ces actions d’intentionnelles de la part des autorités azerbaïdjanaises qui ont constitué une campagne systématique d’épuration ethnique.

Les principaux points d’alarme durapport incluent :

– La destruction des infrastructures essentielles : La coupure du pipeline de gaz en mars 2022, suivie de l’installation d’une vanne de coupure par les autorités azerbaïdjanaises, a privé les résidents arméniens de chauffage en plein hiver, une mesure cruelle visant à exacerber la souffrance des civils.

– Le blocus du corridor de Latchine: À partir de décembre2022, ce blocus a entraîné une grave crise humanitaire, empêchant l’acheminement de nourriture, de médicaments et d’autres biens essentiels.

– Les attaques militaires et la terreur psychologique : Le 19 septembre 2023, une offensive militaire azerbaïdjanaise a fait de nombreuses victimes et a entrainé une épuration ethnique dans le Haut-Karabagh.

« Le processus progressif et la politique méthodique de l’État azerbaïdjanais a imposé de telles conditions de vie qui inévitablement allaient provoquer la destruction de la population arménienne au fil du temps, il leur était donc impossible de rester et de survivre sur place » conclut le rapport. Le document confirme ainsi les alertes lancées dès 2023 parle premier procureur de la CPI Louis Moreno Ocampo qui avait souligné le caractère intentionnel du déplacement forcé des Arméniens d’Artsakh le qualifiant de processus génocidaire. 

« Ce rapport est un cri d’alarme.Les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme commis par l’Azerbaïdjan doivent cesser immédiatement. Avec autant de preuves démontrant la volonté génocidaire de l’Azerbaïdjan, il est impossible d’accepter qu’aucune de nos démocraties ne sanctionne ce régime criminel. Pire, ce dernier est récompensé en accueillant cet automne le sommet sur le climat des Nations unies, la Cop29. Je dénonce cette situation et appelle les autorités françaises à boycotter cet évènement » déclare François PUPPONI, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh.

Éditorial