Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Les autorités de l’Artsakh ont décidé d’autoriser l՛entrée de l’aide humanitaire russe transportée via la ville d’Askeran

Le Centre d’Information d’Artsakh rapporte que le gouvernement russe a pris l’initiative de fournir une aide humanitaire à la République d’Artsakh, compte tenu de la crise humanitaire créée dans le pays.

« L’aide, qui contient des produits vitaux de la production russe, a été récemment envoyée en Artsakh par l’intermédiaire de la Croix-Rouge russe dans des camions de cette organisation.

Les autorités de la République d’Artsakh, soucieuses d’atténuer les graves problèmes humanitaires causés par le siège imposé par l’Azerbaïdjan, ont décidé d’autoriser l’entrée des marchandises russes transportées via la ville d’Askeran dans notre République.

Dans le même temps, conformément à l’accord, le transport de biens humanitaires à travers le couloir de Berdzor par l’intermédiaire des soldats de maintien de la paix russes et le Comité international de la Croix-Rouge sera rétabli », indique le message du Centre.

Par ailleurs, Hikmet Hadjiev, le conseiller du président azerbaïdjanais, a déclaré à propos du transport de marchandises russes vers l’Artsakh : « La livraison de produits alimentaires d’origine russe via la route Agdam (Akna)-Askeran jusqu’à Khankendi (Stepanakert) est une transaction distincte et ne doit pas être confondue avec la proposition d’ouverture simultanée des routes Agdam-Khankendi et Latchine-Khankendi. »

* * *

Cependant, il convient de noter avec importance que malgré cette autorisation des autorités  d’Artsakh, le sort de cette livraison reste totalement incertain. Car, les documents vidéo dont nous disposons témoignent que la route d’entrée d’Akna à l’Artsakh est toujours complètement bloquée par des barrières en béton et que les Artsakhiotes qui gardent ce poste de contrôle improvisé semblent déterminés à empêcher tous passages par cette route. Ils affirment que la seule option acceptable pour eux c’est l’ouverture du couloir de Berdzor, garantissant également qu’aucun véhicule ne peut passer par cette route et ne passera pas. Leurs déclarations soulèvent également des doutes sur la provenance de ces marchandises. Mais tout cela reste très incertain, comme nous l’évoquions plus haut.

Éditorial