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ABAYA – L’Azerbaïdjan en « seconde lame » de la Turquie

Le Point : Selon une note des services de l’État consultée par Le Parisien, la France est au centre d’une vaste campagne de diffamation numérique depuis la décision de Gabriel Attal, le 27 août, d’interdire le port de l’abaya dans les établissements scolaires. Selon les journalistes du Parisien, peu de temps après l’annonce du ministre de l’Éducation nationale, plusieurs relais d’opinion influents et liés à la Turquie ont multiplié les messages sur les réseaux sociaux. Une partie de ces « posts » émane, selon la note des services de l’État, de « l’Organisation internationale de soutien au prophète de l’islam », réputée proche des Frères musulmans.

l’Azerbaïdjan qui est avec son grand frère et protecteur turc le deuxième état prétendument laïc du monde musulman et de la région, participe en « second couteau » à la campagne organisée par Ankara. Les médias azéris toujours très préoccupés de la défense des droits de l’homme, surtout ceux des citoyens d’autres pays, se sont emparés avec délectation de la question de l’abaya en France et des difficultés que rencontre M. Attal.

Ci-dessous l’article publié par l’agence officielle azerbaïdjanaise « AZERTAC » d’après une information communiquée par l’agence de presse « Anadolu » …

Sahak Sukiasyan

 

FRANCE : 67 ELEVES ONT REFUSE D’ENLEVER L’ABAYA

Quelque 298 élèves se sont présentées à leur établissement scolaire vêtues d’une abaya, dans l’ensemble de la France, pour cette rentrée et 67 d’entre elles ont refusé d’enlever le vêtement honni par les autorités, selon le ministre de l’Éducation nationale française.

Au micro de BFMTV, Gabriel Attal a indiqué qu’”une très grande majorité se sont conformées à la règle après une « phase d’explication, de dialogue ». Les élèves qui ont refusé d’enlever le vêtement « interdit » sont rentrées chez elles. Dans les prochains jours, elles reviendront et on verra si elles se sont conformées à la « règle », a ajouté le ministre

Ce lundi, 12 millions d’élèves faisaient leur rentrée scolaire dans l’ensemble du pays. Une rentrée marquée par l’interdiction des abayas et qamis dans les établissements

Gabriel Attal a rapporté que les refus d’enlever l’abaya se sont manifestés « plutôt autour des grandes agglomérations et de grandes métropoles », et que ceux-ci concernent « moins d’une centaine d’établissements » sur 60 000 en France, le ministre ne précisant pas les communes touchées. De nouveaux cas de refus pourraient être recensés ce mardi et mercredi, à l’occasion de la rentrée des élèves de première et terminale.

« Mes services vont rester mobilisés pour expliquer les choses. On a envoyé dans les établissements où l’on sait que ces situations se présentent des personnels formés et des équipes valeurs de la République des rectorats », a indiqué Gabriel Attal.

Le Conseil d’État examinera, ce mardi, le recours formulé par l’association Action Droits des Musulmans (ADM) pour faire suspendre en urgence l’interdiction du port de l’abaya en milieu scolaire.

Cette interdiction est entrée en vigueur ce lundi, jour de rentrée scolaire, conformément aux consignes données par le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, aux chefs d’établissements.

À Avignon, les forces de l’ordre ont été déployées pour encadrer l’accès au collège-lycée Frédéric Mistral. En Île-de-France, plusieurs élèves ont été empêchées d’accéder à leurs établissements en raison du port d’une robe longue.

Le gouvernement français a été fortement critiqué ces dernières années pour avoir ciblé les musulmans à travers ses déclarations et ses décisions politiques, notamment des raids contre des mosquées et des fondations caritatives et la loi « anti-séparatisme ».

(Agence Anadolu)