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Aliev : « Les amendements à la Constitution arménienne peuvent apporter la paix »

Le 1er février, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a annoncé à Bakou qu’« il est possible de parvenir à la paix en apportant des modifications à la Constitution arménienne et à d’autres documents ».

Aliev a affirmé qu’« il existe une paix de facto entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Le calme règne sur les frontières des deux pays depuis plusieurs mois maintenant ». Dans le même temps, il a souligné que l’Arménie « mène une politique d’armement et lance simultanément des complots géopolitiques ».

Le président azerbaïdjanais n’a pas manqué l’occasion de critiquer sévèrement la France, affirmant que ce pays veut « jouer un rôle de premier plan dans le Caucase du Sud et renforcer sa position ». “Cependant, les efforts de la France seront vains », a-t-il déclaré.

Lors de sa rencontre avec le Secrétaire général de l’Union interparlementaire, Aliev a également critiqué les structures européennes en raison de la suspension des pouvoirs de la délégation de l’Azerbaïdjan à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

« Si les pouvoirs de notre délégation au sein de l’APCE ne sont pas rétablis, l’Azerbaïdjan reverra sa participation au Conseil de l’Europe et à la Cour européenne des droits de l’homme », a-t-il menacé.

Alen Simonian : « Il existe également des dispositions dans la Constitution azerbaïdjanaise qui devrait être modifiées,  selon le principe de réciprocité »

La veille des déclarations susmentionnées d’Aliev, le 31 janvier, lors de la conférence de presse conjointe donnée avec la présidente de la Chambre des députés du Parlement tchèque, le président de l’Assemblée nationale d’Arménie, Alen Simonian, a déclaré qu’il y avait également des dispositions dans la Constitution et la législation de l’Azerbaïdjan, qui devraient être amendées, selon le principe de réciprocité.

Cependant, il n’a pas précisé quels changements l’Arménie souhaite voir dans la Constitution azerbaïdjanaise. En outre, il n’a clairement ni confirmé ni nié si la question de la nouvelle Constitution arménienne avait pour source les exigences de l’Azerbaïdjan ou non ?

En réponse à une question-remarque faisant référence à la demande explicite de Bakou, depuis le début des négociations de paix, « de mettre fin aux empiètements territoriaux sur l’Azerbaïdjan dans la Constitution arménienne », Simonian a déclaré : « La même question est également soulevée par l’Arménie. »

En réponse à la question du média « Azatutyun » « si un projet de nouvelle Constitution est présenté, sera-t-il proposé d’en supprimer la référence à la Déclaration d’Indépendance », le Président de l’Assemblée nationale a jugé tôt pour en parler, en ajoutant qu’une telle discussion n’a pas lieu dans les cercles officiels.

À ce propos « Azatutyun » écrit :

« En effet, la Déclaration d’Indépendance mentionne la réunification de l’Artsakh et de l’Arménie.

Alen Simonian voit personnellement la nécessité de réviser la législation arménienne, en tenant compte des changements géopolitiques et des événements récents, mais il n’existe pas non plus d’informations tangibles à ce sujet.

“ Nous devons définir le sens de l’existence de la République d’Arménie. Est-ce qu’elle tend à restaurer le Grand Hayk, le Petit Hayk, ou est-ce qu’elle concerne le 21 septembre, lorsque nous avons obtenu l’indépendance ? Je pense que les réponses à ces questions ne sont pas claires dans notre société actuelle. Par conséquent, elles ne sont pas clairement reflétées dans notre législation. Il est impossible que la République d’Arménie soit ainsi une entité amorphe, il est impensable que le citoyen de la République d’Arménie ne comprenne pas et ne sache pas où commence et où finit sa patrie ”, a souligné le Président de l’Assemblée nationale. »