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ARMÉNIE – Rassemblement du mouvement « le Tavush pour la Patrie »

Le mouvement «le Tavush pour la Patrie » a débuté le 4 mai sur fond du mécontentement d’une partie des habitants de la région du Tavush, à la suite du processus de démarcation de la frontière arméno-azerbaïdjanaise et à la décision du gouvernement arménien de restituer quatre villages frontaliers à l’Azerbaïdjan. Ce mouvement initié par le primat du Tavush, l’archevêque Bagrat Galstanian, a bénéficié par la suite du soutien d’Etchmiadzine, du diocèse d’Artsakh, des partis et des mouvements de l’opposition d’Arménie. Des appels à la solidarité ont été lancés en Diaspora, jusqu’en France. 

Rappelons qu’une marche de protestation avait été organisée par le mouvement depuis le Tavush jusqu’à Erevan où les participants sont arrivés le 8 mai. Le 9 mai, ils ont été rejoints par des milliers de personnes pour un grand rassemblement de protestation sur la place de la République. 

Selon les dernières informations, lors de ce rassemblement, l’archevêque Bagrat a exigé la démission du Premier ministre Pachinian dans un délai d’une heure. Devant l’absence de réaction du Premier Ministre, le Prélat a annoncé le début d’une mobilisation qui, selon lui, pourrait durer plusieurs jours. Il a également proposé de rencontrer les responsables des factions des partis présentes au Parlement pour lancer une procédure d’impeachment à l’encontre de Pachinian, et annoncé qu’il demeurerait sur la place toute la nuit.

La mise en garde du SNS d’Arménie au mouvement « Tavush pour la Patrie »

Le 9 mai, le Service National de Sécurité d’Arménie (SNSA) a publié la déclaration suivante adressée aux partisans du mouvement « Le Tavush pour la Patrie » : « Le Service National de la Sécurité appelle les partisans du mouvement « Le Tavush pour la patrie » lancé le 4 avril 2024,  à respecter la loi et à ne pas malmener l’État de Droit ». Ce communiqué insiste sur la mission de protection de l’ordre constitutionnel contre toute atteinte qui incombe au SNS : « Nous avertissons que tout comportement illégal menaçant l’ordre constitutionnel sera réprimé en utilisant tous les outils autorisés par la loi. »

Éditorial