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ARMÉNIE – Situation tendue dans le village de Kirants après la visite du ministre Sanossian

Les travaux de séparation et de démarcation des frontières à Kirants (dans le Tavush) se poursuivent. Le 18 mai, tôt le matin, le ministre de l’Administration territoriale et des Infrastructures, Gnel Sanossian, est venu au village pour rencontrer les habitants.

Concernant les gages de sécurité, il a mentionné que la route nouvellement construite sera une garantie pour leur sécurité.

Quant aux accusations que le village serait divisé, le ministre a répondu : «  Et bien, si vous pensez ainsi… ; nous essayons de gérer la situation du mieux possible », avant de poursuivre : « Ils tracent les limites, ensuite verront quelles terres subissent un préjudice et régleront les problèmes. »

En répondant aux accusations des villageois selon lesquelles des accords ont été signés sans qu’ils en soient préalablement informés, le ministre a déclaré : «  Le processus de séparation et de démarcation des frontières a déjà démarré, nous essayons de mettre en œuvre la prochaine étape ».

Les villageois ont continué à se plaindre : « Le village a été divisé, les Turcs ont été amenés à nos portes, de quelle garantie de sécurité parlons-nous ? Ils ne savent même pas ce qu’ils font. Ils ont vendu et se sont enfuis, que veulent-ils d’autre ? Ils sont venus hier, personne n’a demandé l’avis des gens, ils ont tracé comme ils voulaient. Regardez, les villageois sont assis et pleurent. Ils (le Gouvernement – « NH ») font ce qu’ils veulent, ils exécutent les ordres des Turcs. »

Sanossian a répondu qu’il comprenait les préoccupations des villageois, qu’il les admettait et qu’ils feraient tout pour gérer la situation.

«  Ce n’est pas nous qui avons tracé cette frontière, elle a été tracée en 1976 et c’est une frontière reconnue par le droit international », a-t-il souligné.

Alors que les villageois continuaient encore à poser des questions et à se plaindre, Sanossian est parti.

Après le départ du ministre la situation s’est à nouveau tendue à Kirants, où le lendemain a été dépêché sur place un important dispositifs policier qui a encerclé le village, essentiellement pour empêcher les villageois de perturber les travaux de démarcation.

Mgr Bagrat et des députés sont arrivés à Kirants

Le 20 mai, alors que d’importantes forces de l’ordre avaient encerclé le village de Kirants, Mgr Bagrat Galstanian, chef du diocèse de Tavush et leader du mouvement « Le Tavush pour la Patrie » ainsi que des députés de l’opposition et certains de leurs partisans sont arrivés au village.

Malgré tous les dispositifs mis en place par la Police, Mgr Bagrat a pu arriver à Kirants par un chemin détourné. Plusieurs députés de la faction « Arménie » de l’Assemblée nationale y sont arrivés par ce même chemin.

En répondant à la question d’un journaliste sur la manière dont il avait réussi à rejoindre le village Mgr Bagrat a déclaré : «  Personne ne peut m’arrêter dans mon pays. C’est ma maison, ma patrie, mon État », avant d’ajouter : « Vous voyez ? Ils ont transformé la route de Kirants en couloir de Berdzor. » 

Éditorial