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Au Parlement azerbaïdjanais, on propose d’inviter Pachinian à Bakou et on qualifie l’Église arménienne de « repaire de terroristes »

Lors de la session du Milli Meclis (Parlement) d’Azerbaïdjan tenue le 7 mai, les parlementaires ont proposé d’inviter le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à Bakou. Cette proposition a été présentée par le président de la Commission permanente des droits de l’homme du Parlement, Cahit Oruç.

« Il est possible d’inviter Pachinian à Bakou, mais en même temps, la route vers l’Azerbaïdjan doit rester fermée à tous ceux qui sont nos ennemis politiques et qui ne cessent d’appeler à imposer des sanctions contre notre pays », a-t-il souligné.

Et la cible des critiques de Sahip Aliev – un autre député progouvernemental, né dans la région de Vardenis – est l’Église apostolique arménienne qui, selon lui , « tente de perturber le processus de séparation des frontières ». S’exprimant lors de la même session, il l’a qualifié  de « repaire de terroristes ».

Selon Siavus Novruzov, membre du Milli Meclis, les Arméniens non seulement s’opposent au processus de séparation de la frontière, mais tentent également, selon sa description, de se venger de la perte de Chouchi en incitant les pays occidentaux à imposer des sanctions contre l’Azerbaïdjan.

« Aujourd’hui, les membres du Congrès américain ou les députés français, qui ne sont même pas capables de montrer où se situe  l’Azerbaïdjan sur la carte, ont soudainement commencé à reconnaître, disons, les juges azerbaïdjanais et à exiger qu’ils soient punis », a déclaré Novruzov, affirmant qu’outre les Arméniens, œuvrent contre l’Azerbaïdjan également des journalistes et l’opposition du pays financés par l’Occident, notamment Ali Kerimli, le leader du Front populaire.

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Il est évident que la partie azerbaïdjanaise, dans sa politique anti-arménienne, a commencé à accorder une place toute particulière à la stratégie visant à donner de l’impulsion à la division à laquelle le monde arménien fait face déjà depuis un moment. Ce constat étant fait, nous savons pertinemment que ni ceux qui sont divisés, ni ceux qui sont en train de les diviser davantage, n’ont malheureusement aucune intention de revenir à la raison. Dans de telles conditions, au Milli Meclis de Bakou ne reste plus qu’à attiser le feu…

Éditorial