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Disparition de Jean-Claude Gaudin

L’une des figures les plus emblématiques du paysage politique français, l’ancien maire de Marseille de longue date, Jean-Claude Gaudin s’est éteint le 20 mai, à l’âge de 85 ans.

Enfant des Bouches-du-Rhône, il fut président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) de 1986 à 1998, maire de Marseille de 1995 à 2020 et président de la métropole Aix-Marseille entre 2015 et 2018.

Il est député de 1978 à 1989, sénateur entre 1989 et 2017 et à plusieurs reprises vice-président du Sénat. De 1995 à 1997, il est ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ville et de l’Intégration dans le second gouvernement Juppé.

Gaudin jouissait d’une grande sympathie, mais il avait aussi ses détracteurs ; sa carrière d’homme politique, surtout en tant que maire, sera marquée de nombreuses pages positives, mais aussi des pages moins positives. Cependant, du point de vue purement arménien, il est impossible de faire preuve d’ingratitude à son égard, de nier son activité et son approche en faveur des Arméniens et de la Cause arménienne.

Et, ce n’est pas pour rien que le  CCAF, avec une célérité exceptionnelle, a publié le message de condoléances suivant dans les premières heures qui ont suivi son décès :

“Le CCAF a appris avec beaucoup de tristesse le décès de Jean-Claude Gaudin, qui tout au long de son itinéraire politique a su servir avec une même ferveur les intérêts de la France et ceux de ses administrés Marseillais. Grand serviteur de l’Etat, celui qui a été durant 25 ans le maire de Marseille, a considérablement marqué par sa chaleur humaine, son talent oratoire et la force de ses convictions le paysage politique national et régional. En ce qui concerne l’Arménie, il est impossible d’oublier ses engagements pour la reconnaissance du génocide et son implication en faveur d’une loi de pénalisation du négationnisme, ainsi que son attachement jamais démenti à l’Arménie et au droit à l’autodétermination des Arméniens du Haut-Karabakh. Affecté par cette disparition, le CCAF s’associe au deuil des Marseillais, du Sénat et de toutes les instances de la République que Jean-Claude Gaudin a servi. Il présente ses condoléances à sa famille et aux proches.”

Éditorial