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Haut-Karabakh, Arméniens en danger !

REPRÉSENTATION DE LA RÉPUBLIQUE D’ARTSAKH EN FRANCE

Lundi 25 septembre 2023 – Paris – Six jours après l’annexion de la République d’Artsakh par l’Azerbaïdjan dans une offensive militaire à grande échelle, provoquant une évacuation massive des Arméniens d’Artsakh, apparentée à une épuration ethnique, le Think tank « Liberté et prospective » a organisé une conférence à l’Assemblée nationale intitulée : « Haut-Karabakh, Arméniens en danger. »

Le questeur de l’Assemblée nationale et Président des Républicains, Eric Ciotti a introduit la conférence par ces mots : « Au nom des liens civilisationnels qui nous attachent à l’Arménie, la France et l’Europe ne peuvent pas rester indifférents. Le devoir de l’Europe est de protéger l’Artsakh et l’Arménie.»

La grand reporter Marine de Tilly, actuellement postée à la frontière de l’Artsakh a apporté un témoignage de l’exode massif des Arméniens d’Artsakh en visioconférence. « Les habitants d’Artsakh arrivent par centaines. Ils ont renoncé. Ils veulent tous partir et ils ne reviendront pas. Un vieux monsieur m’a même dit : « notre terre est si gorgée de sang qu’elle ne donnera plus jamais la vie. »

Ara Toranian, co-président du Conseil national des Conseils de coordination des organisations Arméniennes de France a poussé un cri de colère : « Nous sommes dans le déroulement méthodique du panturquisme et nous les Arméniens, nous devons de nouveau nous soumettre à la loi du plus fort. On ne peut plus se payer de mots, nous avons besoin d’actes. »

François Pupponi, ancien député et Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh a évoqué la situation humanitaire en ces termes : « Dans l’immédiat, sauvons la population de la République d’Artsakh. Permettons-leur de retrouver un peu de liberté et de s’installer en Arménie. »

Le grand reporter Olivier Weber a présenté un extrait de son film qui sortira dans les salles début 2004 et qui s’intitule « Si je t’oublie Arménie ». « Les témoignages entendus dans le film ne mentent pas. Ce qu’il se passe en Artsakh s’apparente à une traite étatique d’êtres humains. »

Hovhannès Guévorkian, Représentant de la République d’Artsakh en France a conclu cette table ronde avec ces mots poignants : « Nous avons résisté trente-trois ans non pas parce que nous chérissions l’indépendance mais parce que nous voulions vivre. Que nous résistions ou que nous ne résistions pas, nous sommes tués parce que nous sommes Arméniens. »

Le Président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Bourlanges a décrit la configuration géopolitique terrifiante pour l’Arménie et a fait part de sa colère et de sa tristesse face au désengagement de l’Europe et de la communauté internationale. « Nous ne sommes pas à la hauteur. Il y a une mécanique de l’irresponsabilité, du lavage de mains devant ce qui se passe. » Il a rappelé que la pression de l’Azerbaïdjan et de la Turquie sur l’Arménie sera très forte. « Nous devons faire échec à ce nettoyage ethnique à visée génocidaire et demain ce sera la sécurité de l’Arménie qui devra nous mobiliser. »

L’Ambassadrice d’Arménie Hasmik Tolmajian a conclu cette conférence en ces termes : « la résistance de l’Artsakh et de l’Arménie sont intimement liés. S’il n’y a pas une action politique très forte, si on ne fait pas tout pour arrêter la destruction du peuple arménien, l’Arménie est en danger de mort. »

Éditorial