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La mairie de Bourg-lès-Valence dans la Drôme sommée par l’Azerbaïdjan de retirer le drapeau du Haut-Karabakh à l’entrée de la commune

La demande émane des avocats de l’Etat d’Azerbaïdjan ce 24 avril, date de la commémoration du génocide arménien de 1915.

La mairie de Bourg-lès-Valence (Drôme) a reçu un courrier de l’État d’Azerbaïdjan lui demandant de retirer le drapeau du Haut-Karabakh, ou Artsakh, qui flotte à l’entrée de la commune, rapporte mercredi 24 avril France Bleu Drôme Ardèche. Une demande des avocats de l’Etat d’Azerbaïdjan qui intervient à la date de la commémoration du génocide arménien de 1915.

Le territoire du Haut-Karabakh est une zone de l’Azerbaïdjan peuplée majoritairement d’Arméniens qui réclament son indépendance. La maire de Bourg-lès-Valence, Marlène Mourier, est investie pour la défense du territoire du Haut-Karabakh et soutient cette volonté d’indépendance, ce qui déplaît à l’Azerbaïdjan.

“Un second génocide menace le peuple arménien”

Marlène Mourier souligne qu’en cette journée du 24 avril, “il est important de rappeler qu’un second génocide menace le peuple arménien si les gouvernements et les institutions internationales ne réagissent pas”. Pour rappel, en septembre 2023, l’Azerbaïdjan avait attaqué le Haut-Karabakh faisant des centaines de morts et de blessés et imposant le déplacement de plus de 100 000 civils qui ont fui les combats.

Avec cette demande de retrait du drapeau, “Bourg-lès-Valence une nouvelle fois sous la pression de Bakou”, réagit mercredi la mairie qui affirme que “cette nouvelle ingérence de la dictature azerbaïdjanaise dans les décisions d’une commune de la République française s’ajoute à la liste des précédentes attaques subies par la municipalité, pour certaines assorties de pressions contre la personne de Madame le Maire”.

En effet, ce n’est pas la première fois que la commune reçoit ce genre de demande. En 2016, un huissier était venu en mairie la formuler officiellement. En 2020, Marlène Mourier avait subi personnellement diverses menaces et pressions. À cette époque, des hommes s’étaient introduits dans la mairie pour lui ordonner de retirer le drapeau de la république autoproclamée de l’Artsakh.

Éditorial