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Ministre turc : « Dans les mois à venir nous commencerons les travaux d’ouverture du « corridor de Zanguezour »

Le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdülkadir Uraloğlu

Lors de la conférence de l’Organisation des États turciques tenue à Istanbul, le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdülkadir Uraloğlu, a déclaré que les travaux d’ouverture du « corridor de Zanguezour » commenceraient dans les mois à venir.

« Nous sommes en contact permanent avec l’Azerbaïdjan. L’ouverture du « corridor de Zanguezour » (guillemets : « NH ») sera une étape importante, car ce couloir reliera l’ensemble du monde turc », a-t-il souligné.

 

Pachinian : « Aucun couloir traversant le territoire arménien n’est prévu ; c’est une ligne rouge pour nous »

Le 13 septembre, lors de la séance de questions-réponses avec les membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, Arussiak Julhakian de la faction « Contrat civil », a interrogé le Premier ministre sur les propos susmentionnés du ministre turc. Dans sa réponse, Pachinian a déclaré que l’Arménie est prête et même intéressée par l’ouverture des voies de communication dans la région, mais que toute volonté de remettre en question la souveraineté et la juridiction de l’Arménie constitue une ligne rouge pour le Gouvernement.

Le Premier ministre a assuré que l’Arménie n’est pas contre la réouverture du chemin de fer Horadis-Meghri-Ordubad-Yeraskh, au contraire, elle est d’accord, notant qu’il s’agit d’un projet très important pour le pays.

« Nous sommes favorables à la communication entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, tout comme entre le Nakhitchevan et les régions occidentales de l’Azerbaïdjan, à travers le territoire de l’Arménie. Sommes-nous contre les chemins de fer régionaux, les oléoducs et les lignes à haute tension électrique qui traversent le territoire arménien ? Non, nous ne sommes pas contre, au contraire, nous sommes intéressés par ces projets. Mais tout cela doit se dérouler dans le cadre de la souveraineté et de la juridiction de l’Arménie, ainsi que dans le cadre de la souveraineté et de la juridiction des autres pays. En d’autres termes, nous sommes non seulement favorables à tous ces projets, mais nous sommes nous-mêmes intéressés par leur mise en œuvre. Toute déclaration remettant en question la souveraineté ou l’autorité de la République d’Arménie de quelque manière que ce soit est inacceptable pour nous. Pour nous, c’est non seulement inacceptable, mais c’est aussi une ligne rouge », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a rappelé que dans la déclaration tripartite du 9 novembre 2020, seul Berdzor est prévu comme corridor avec une certaine restriction de souveraineté, et qu’aucun corridor traversant le territoire de la République d’Arménie n’y est mentionné.

Il a assuré que la partie arménienne pourrait commencer dès demain à travailler à l’ouverture des voies de communication.

« Je tiens à vous rappeler que le gouvernement arménien envisage depuis longtemps d’ouvrir trois postes de contrôle à la frontière arméno-azerbaïdjanaise, l’un à la frontière du Nakhitchevan et deux à la frontière avec les régions occidentales de l’Azerbaïdjan. Ils veulent des routes ? Eh bien, nous aussi, nous voulons des routes et nous sommes prêts à les ouvrir mais dans le cadre de la souveraineté et des lois de l’Arménie », a-t-il conclu. ■

Éditorial