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PATRIMOINE – Le monastère de Varakavank au bord de la disparition

Agence « Ermenihaber », le 29 Août 2023 : Le complexe monastique arménien de Varakavank, dans le village de Bakraçli du district d’Ipekyolu (province de Van) est au bord de la disparition.

La plupart des chapelles et églises de Varakavank n’existent plus. Il ne reste que quelques murs et des pierres. Une seule église a été partiellement préservée qui est également menacée d’effondrement.

Selon une source officielle turque, l’église est actuellement sous la garde d’un berger kurde de 63 ans habitant le village.

Il est à noter que le complexe monastique n’a jamais été rénové sous aucun gouvernement et qu’il est abandonné par les services compétents de l’État. 

Rien qu’à Van, il existe plus de 100 églises parmi lesquelles seule l’église de la Sainte Croix sur l’île d’Akhtamar – l’une des 4 îles du lac de Van – et l’église de la Sainte Mère de Dieu à Edremit (Artamet) ont été restaurées.

Le monastère de Varakavank aurait été construit au 7e siècle dans la province historique du Vaspourakan, dans la partie sud-est de la ville de Van, sur le versant ouest du mont Varak. Le monastère était le siège du diocèse de Van.

Traduction : Sahak Sukiasyan

 

NDT : L’archimandrite Meguerditch Khrimian, par la suite Patriarche de Constantinople et Catholicos de tous les Arméniens,  plus connu sous le nom de « Khrimian Hayrig », a été à la fin du 19e siècle le supérieur de ce célèbre monastère fondé  à l’origine pour conserver une relique de la Croix du Christ. 

Avec sa nomination comme supérieur, le monastère, mais plus largement le monachisme arménien, ont connu une forme de renaissance malheureusement brisée par le Génocide de 1915. Le père Khrimian créa à Varakavank une imprimerie où il édita sa revue « Ardziv Vaspouragani » [L’aigle du Vaspouragan], un grand orphelinat pour recevoir les enfants rescapés des différents massacres qui se sont déroulés dans la région durant cette période. Le séminaire qu’il y avait fondé avait par la suite été transformé en école d’agriculture pour former ces jeunes orphelins et leur permettre de rester sur leurs terres ancestrales d’Arménie occidentale.

Éditorial