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PATRIMOINE – Les initiatives de  l’organisation Kartman-Chirvan-Nakhitchévan 

Créée en octobre 2023, « L’Union Kartman-Chirvan-Nakhitchévan » rassemble des personnes originaires de ces trois régions arméniennes aujourd’hui sous occupation azerbaïdjanaise, ou de leurs descendants. Ses buts sont la coordination des organisations de réfugiés venus d’Azerbaïdjan depuis la Première guerre du Karabagh, la défense de leurs droits collectifs et individuels ainsi que la diffusion d’informations sur le patrimoine culturel de ces régions. Son fondateur et président est Monsieur Vilen Kapriélian, député à l’Assemblée nationale d’Arménie, lui-même né à Bakou. Récemment, en collaboration avec le Musée d’Histoire d’Arménie, l’union a inauguré une exposition temporaire intitulée «Reliques de l’identité des régions perdues de Kartman, Chirvan et Nakhitchévan». L’exposition consiste en une riche sélection de documents présentant le patrimoine culturel de ces régions de l’Arménie historique, notamment des cartes anciennes, des photographies des monuments médiévaux, des tapis, des bijoux et de nombreuses photographies d’archives. Le 28 novembre dernier, « l’Union Kartman-Chirvan- Nakhitchévan » avait inauguré une autre exposition intitulée « Traces historiques et culturelles arméniennes à Bakou ».

 

COMMUNIQUE DU 17 DECEMBRE 2023

L’Azerbaïdjan organise régulièrement des colloques, des tables rondes, toutes sortes d’événements consacrés à la protection du patrimoine culturel. Il y a encore quelques jours, s’est tenue une conférence intitulée « Patrimoine culturel » dans le cadre de laquelle se sont déroulées plusieurs tables rondes consacrées à la question de la préservation du patrimoine culturel matériel et immatériel et aux défis actuels.

L’idée et le principe de ces réunions ne posent pas en soi de problème, mais cela devient problématique, voire même ridicule, lorsqu’après avoir invoqué la «protection du patrimoine culturel», on énumère la longue liste des éléments de la culture arménienne qui ont été systématiquement et régulièrement détruits au cours des dernières décennies sur les ordres directs des autorités azerbaïdjanaises.

Les autorités azerbaïdjanaises qui sont si  soucieuses de la préservation du patrimoine peuvent-elles répondre à la simple question de savoir où sont les milliers de khatchkars de l’antique nécropole de Jugha et s’il est moral d’installer un polygone de tir sur le site d’un cimetière, s’il est moral de préserver matériellement l’église arménienne de Bakou, mais pour l’utiliser comme entrepôt, s’il est moral de restaurer l’église de Ghazanchetsots de Chouchi selon certains « choix architecturaux » afin de travestir son identité, ou d’ouvrir une route à travers un cimetière ? Est-ce une démarche de préservation culturelle que de s’approprier de l’héritage architectural arménien de Bakou et de rejeter globalement tout ce qui est  arménien ?

Si autrefois tout ceci se faisait en silence et dans le plus grand secret, aujourd’hui, ces opérations se font de manière ouverte, assumée, sans craindre de poursuites. Ce qui entraîne une menace croissante de poursuite de ces destructions.

Ce sont des questions simples auxquelles il n’est pas nécessaire de réfléchir longuement avant de répondre. Il s’agit de manifestations éclatantes de discrimination religieuse et ethnique, lorsqu’il est question de préserver une culture, mais qu’en pratique, on procède à la destruction complète, in situ, d’une autre culture.

Paradoxalement, ce gouvernement qui détruit une culture toute entière parle de « préservation culturelle ». Ce type de « préservation de la culture » est du vandalisme pur et constitue une menace sans précédent pour la stabilité régionale et la démocratie dans notre monde moderne.

Le compte Facebook de l’organisation :

Panarmenian Union Gardman Shirvan Nakhijevan / Գարդման Շիրվան Նախիջևան ՀՀՄ | Yerevan

 

Traduction : Sahak Sukiasyan

Éditorial